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Le sommeil de votre enfant s’est subitement dégradé ? Pourtant il n’est pas malade, les routines et rituels sont bien mis en place, etc. Est-il en train de traverser une phase importante dans son développement psychomoteur ? Si c’est le cas, il s’agit certainement d’une régression du sommeil… et votre tout-petit va en connaître plusieurs ! Je vous explique ici comment repérer les régressions du sommeil de bébé et à quel moment elles se manifestent.

 

Qu’est-ce qu’une régression du sommeil ?

 

Les différents types de régressions

Les régressions sont des dégradations brutales du sommeil. Du jour au lendemain, endormir votre tout-petit devient compliqué et il se réveille fréquemment dans la nuit. Il existe deux types de régression du sommeil :

Les régressions physiologiques 

Bien qu’on parle de “régression”, il s’agit en réalité d’une progression. En effet, les régressions du sommeil physiologiques sont liées au développement psychomoteur et cognitif du bébé : lorsqu’il acquiert une compétence (comme la marche) son sommeil va être perturbé. 

Les régressions contextuelles

Elles interviennent lors d’un événement majeur dans la vie de votre enfant (déménagement, arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur…) ou lorsqu’un élément va venir troubler son quotidien et marquer son esprit (vaccin, maladie, etc.).  

 

Pourquoi mon enfant ne dort plus ?

Lorsque votre bébé traverse une phase importante, son cerveau va être extrêmement sollicité. Afin de pouvoir emmagasiner toutes les nouvelles informations, celui-ci va puiser dans ses ressources et donc troubler le sommeil de votre enfant ! 

 

Comment identifier une régression du sommeil chez bébé ?

Sans crier gare, le coucher et les nuits de votre bébé deviennent difficiles, alors que tout se déroulait presque sans encombre… Est-il actuellement en train de faire des progrès essentiels : position assise, développement du langage, etc. ? S’il n’est pas malade ou qu’il n’y a pas de poussée dentaire, il s’agit très certainement d’une régression du sommeil.

D’autres signes peuvent indiquer que votre enfant vit une régression du sommeil :

  • Il est très excité et s’agace rapidement ;
  • Les réveils nocturnes sont plus fréquents que d’habitude ;
  • Les siestes se raccourcissent ou disparaissent ;
  • Il se réveille avant 5 heures du matin ;
  • Il passe plus vite d’un jeu à l’autre qu’à l’ordinaire ;
  • Il va réclamer beaucoup plus d’attention et de présence à ses parents qu’à l’accoutumée ;
  • L’endormissement devient compliqué et les moyens mis en œuvre habituellement pour le coucher ne fonctionnent plus.

 

Quelle est la durée d’une régression du sommeil ?

En règle générale, les régressions du sommeil d’un bébé durent entre cinq et dix jours. Tout rentre donc dans l’ordre au bout de trois semaines maximum.

 

À 4 mois : la première régression causée par le lien d’attachement et la structure du sommeil 

 

Le quatrième mois de vie de votre nourrisson marque sa première régression du sommeil. Elle est souvent compliquée à gérer pour les parents, car ils pensaient avoir enfin un rythme. Cette régression s’explique par plusieurs éléments…

 

La modification de la structure du sommeil

Le cycle du sommeil de votre enfant évolue ! En effet, aux alentours de trois/quatre mois, sa structure de sommeil se modifie pour se rapprocher de celle d’un adulte. Elle comporte désormais une phase de sommeil profond, qui entraîne une atonie musculaire (c’est-à-dire une perte du tonus des muscles)… Ce qui peut perturber votre tout-petit. 

 

Le développement du lien d’attachement

À quatre mois, votre enfant commence à prendre conscience de deux choses : son environnement et son lien d’attachement avec vous. Ainsi, il commence à interagir avec vous, se sent rassuré dans vos bras et pleure lorsque vous vous éloignez.    

 

Un changement hormonal

La mélatonine est l’hormone du sommeil. Au cours du quatrième mois, sa production ne se déclenche que lorsque votre bébé se trouve dans l’obscurité. C’est pour cette raison que je recommande de le coucher dans la pénombre pour les siestes

 

Entre 7 et 9 mois : le développement psychomoteur et l’angoisse de la séparation s’entremêlent

 

Aux alentours des 9 mois, parfois même un peu avant, le tout-petit prend conscience que lui et ses parents sont des personnes bien distinctes. Ainsi, quand il ne vous voit plus dans son champ de vision, il craint de vous avoir perdu pour toujours. Je vous conseille de :

  • Continuer à lui parler lorsque vous le laisser seul, pour qu’il comprenne que vous êtes présent même si vous n’êtes plus dans son champ de vision ;
  • Multiplier les jeux de « coucou, caché »

En parallèle, votre bébé est capable de se retourner et essaye de s’asseoir… En somme, il débute son chemin vers l’autonomie ! 

 

À 12 mois : une régression du sommeil de bébé justifiée par ses premiers pas 

 

À cet âge, votre enfant n’a qu’une idée en tête : marcher ! Il passe son temps à tenter de se maintenir debout et d’effectuer quelques pas. Cette étape lui demande énormément d’énergie… Ce qui n’est pas sans conséquences sur son sommeil. Ce dernier sera troublé quelque temps, jusqu’à l’acquisition de la marche. Alors n’hésitez pas à encourager et féliciter votre bébé pour ses nombreux essais !

 

À 18 mois : l’apparition des premières paroles… et des premiers cauchemars

 

Vers le dix-huitième mois, l’enfant connaît une régression du sommeil qui est l’une des plus compliquées à gérer pour les parents. En effet, il va traverser plusieurs phases en même temps :

  • Il développe son langage ;
  • Il entre dans une phase d’affirmation et s’oppose pour la première fois à ses parents, il se confronte au cadre et peut rejeter un de ses parents. Le soir, les couchers deviennent difficiles ;
  • Cette nouvelle autonomie va paradoxalement lui faire peur et s’accompagner d’anxiété : l’angoisse de la séparation ressurgit !

 

Bien souvent les grands-parents, ou vos proches, qui gardent votre tout-petit ne vont cesser de vous répéter que ce dernier est un ange avec eux… alors qu’il en est tout autrement à la maison. 

C’est tout à fait normal ! Vous êtes la figure d’attachement de votre enfant : c’est avec vous qu’il se sent en confiance et qu’il peut se décharger de sa journée.

 

À 2 ans : une année marquée par plusieurs troubles du sommeil

 

Entre deux et trois ans, votre enfant enrichit son vocabulaire et construit des phrases. Il continue de s’affirmer et de devenir autonome en réalisant les choses par lui-même et en disant “je”. Il ressent aussi tout un panel d’émotions qui peuvent parfois générer de la frustration : aidez-le à les identifier et à mettre des mots dessus. Par ailleurs, cette période est aussi associée à l’acquisition de la propreté.

À cet âge, il est important de maximiser l’attention et l’affection que vous donnez à votre enfant durant ses temps d’éveils.

  

Que faire pour que mon bébé retrouve un sommeil de qualité ?

 

Lorsque votre enfant traverse une régression de sommeil, ne procédez pas à un changement dans son quotidien,
ses
routines ou ses rituels. Cela pourrait l’inquiéter et aggraver ses troubles du sommeil. Au contraire, la stabilité sera source de réconfort et de sécurité pour votre bébé ! Ajouté à cela un discours bienveillant et un environnement de sommeil optimal et toutes les conditions seront réunies pour qu’il retrouve un sommeil de qualité.

 

 

Plus d’un mois est passé et vous constatez que, les nuits de votre bébé continuent d’être chaotiques ? Il peut y avoir d’autres causes à l’origine des réveils nocturnes de votre chérubin.

Prenez contact avec moi : les familles que j’ai déjà accompagnées ont retrouvé des nuits tranquilles !